OP Gemini : journal d'un reporter en Albejistan Imprimer
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Écrit par Pimouss   
Mardi, 07 Juin 2011 09:30

Voici un petit feedback romancé de l'OP Gemini qui avait lieu à Saissac du 2 au 5 juin 2011, à laquelle ont participé 6 membres de la BET.



 

 
Paris le lundi 31 mai, 23h55.

Ça y est la nouvelle est tombée, je pars couvrir les évènements en Albejistan. Mon premier gros sujet et en pleine zone de conflit en plus ! Je suis partagée entre l’excitation d'une telle opportunité et la peur de tout ce qui pourrait m'arriver là-bas. Les Russes ne sont pas les plus grands adeptes de la liberté de la presse et des droits de l'homme en général...
Mais c'est un tremplin pour ma carrière, une opportunité que je ne peux pas refuser.

Je pars dans 36h, la pression monte...



Paris le 1er juin, 11h00.

Tovarich DM est en retard... on m'avait prévenue que l'armée russe me mettrait des bâtons dans les roues. Ils ne peuvent pas revenir sur notre accord de m'escorter là-bas en plein cœur de l'action mais ils peuvent jouer avec mes nerfs. L'attente semble interminable, le stress est là et le voyage risque d'être long et je crains d'autres surprises !



Quelque part en Albéjistan le 2 juin, 12h30.

Le voyage hier fut interminable, le Tovarich DM est en communication constante avec son État-Major. J'essayais de comprendre ce qu'il disait et avoir des infos mais mon russe est trop basique. J'ai pu le compléter un peu durant le trajet afin de pouvoir m'en sortir sur le terrain.

Nous sommes arrivés à la tombée de la nuit vers 22h30. D'autres "tovarich" nous attendaient dans un camp très sommaire. Nous sommes restés debout tard à jouer à un jeu de carte local dans une très bonne ambiance. Ils ne sont finalement pas tous si rustres ces Russes !

C'est sous la pluie que nous nous sommes couchés ... et sous la pluie que nous nous sommes réveillés ! Dure nuit, le froid était sans pitié.

Toute la matinée fut de même, pluie incessante mais j'ai pu noter une grande effervescence au camp. Un nouveau contingent de soldats russes vient d'arriver et la tension est encore montée d'un cran : le déploiement est imminent mais difficile d'en savoir plus. J'ai juste entendu que l'OTAN n'était pas loin et que le soulèvement des civils avait pris de l'ampleur et franchi un nouveau cap dans la violence.


   


 
 

Camp de l'ONU, quelque part en Albejistan, le 2 juin, 22h00.

Enfin un moment de calme pour mettre à jour mon journal.
Mes premières heures en Albejistan ne furent pas de tout repos. Cela a commencé dès mon arrivée lorsque mes collègues et moi nous sommes présentés à l'ONU : vérification de nos cartes de presse et fouille au corps, rien ne nous a été épargné. Ils sont très nerveux et se méfient de nous.
Nous décidons avec leur accord de les accompagner  la base de l'OTAN où des inspecteurs sont déjà présents. Nouveau contrôle de nos papiers et nous avons l'autorisation de visiter leur camp. Je tente de discuter avec certains soldats présents mais leurs réponses restent les mêmes quelque soit ma question "rien à déclarer", "faut voir avec notre chef"... Leur commandant est sympathique mais peu causant. En tout cas il maîtrise la langue de bois quand je l'interroge sur la mort la veille d'un civil et l'identification d'un calibre OTAN  suite à l'autopsie du corps.


  

17h00 : Toujours accompagnés par l'ONU nous nous rendons ensuite dans un camp de civils situés à proximité. Je voudrais pouvoir m'entretenir avec eux afin d'avoir plus de détails sur la mort de leur camarade. C'était sans compter sur l'ONU qui ne me laisse pas de marge de manœuvre. Entre la vérité qui dérange, la crainte d'espionnage mais aussi la volonté qu'il ne nous arrive rien, nous sommes bridés par les soldats de l'ONU :"c'est pour votre sécurité Madame" comme ils disent ! Difficile de faire mon travail dans ces conditions... mais difficile pour eux aussi de faire le leur avec moi dans leurs pattes.

 

19h30 : Au retour du camp civil, l'ONU nous laisse, à notre demande, entre les mains de l'OTAN. J'essaie à nouveau de les questionner mais c'est sans espoir du coup nous nous faisons escorter jusqu'au camp des contractors que nous avions aperçus sur le chemin. Nouveau dialogue de sourd avec les hommes présents sur place. Une chose est claire, personne n'aime les journalistes ici ! Discrètement j'arrive quand même à prendre en photo l'installation gazière qu'ils protègent mais je n'obtiens aucun renseignement sur la mort du civil ou sur le soulèvement en cours. Alors que nous nous apprêtions à partir, des coups de feu et des cris se sont fait entendre. Nous nous mettons à couvert tout en essayant de prendre des photos et surtout comprendre ce qu'il se passe : les Russes sont entrain d'attaquer la base des contractors mais en fait ils sont à la poursuite d'un civil pour l'interroger. Celui-ci meurt sous mes yeux malgré les efforts du médecin russe. Avant de mourir il leur a dévoilé quelque chose mais je n'ai pas pu entendre quoi.

  

20h30 : Je retourne ensuite au camp de l'ONU afin d'essayer d'obtenir des informations sur la présence des Russes mais aussi pour reprendre mes esprits. Toujours la Grande Muette face à moi, il va falloir me rendre directement chez les Russes pour les questionner mais l'ONU ne l'entend pas de cette oreille... je trouverais bien un moyen de leur fausser compagnie !
L'occasion se présente lorsque nous rencontrons une poignée d'entre eux sur les hauteurs. Il est question d'une remise de prisonniers de l'OTAN capturés par les Russes. Ils disent les avoir bien traités et qu'ils ne veulent pas d'histoires. Je n'entretiens avec leur porte parole qui m'invite à visiter leur camp mais il se fait tard et mon escorte de l'ONU refuse de me laisser partir.
Tant pis pour ce soir mais demain, avec ou sans leur accord, je m'y rendrai...


 


 
 

Camp de l'ONU, quelque part en Albejistan, le 3 juin 12h30.

7h30 : Un réveil plus sympathique ce matin sous un soleil timide mais agréable. Des rumeurs d'un combat cette nuit chez les Russes me motivent encore plus que la veille pour aller les voir.
Avec mes collègues nous sommes arrêtés un moment par des gardes en faction mais l'autorisation nous est donnée de rentrer dans le camp et nous sommes accueillis par le général et son interprète que j'avais vu la veille. Son anglais est correct et nous nous comprenons. Il m'indique que la Convention de Genève est respectée chez eux : les prisonniers relachés la veille étaient bien traités et les Russes assurent être dans leur bon droit dans ce pays dont le peuple, en proie à des violences internes, a fait appel à la "Mère Patrie" pour rétablir la situation. Il tolère l'ONU pour leur aide humanitaire mais par contre l'OTAN n'a rien à faire ici d'après eux. La visite d'un civil semble aller dans ce sens puisque celui-ci ne semble pas hostile aux militaires, au contraire. Je me plie à la requête du général et les prends en photo tous les deux. Je n'aime pas servir à la propagande de Moscou mais je ne veux pas prendre de risque inutile non plus.
Mais bon, contrairement à toutes les mises en garde que l'on m'avait faites, les Russes sont ma foi fort sympatiques et très avenants avec la presse : café et spécialité locale type gâteaux sont offerts à mes collègues et moi même. Nous devons toutefois nous plier à la vérification de nos photos prises. Trop polis pour être honnêtes les Russes ? Probable, je reste vigilante !

 


9h30 : Je repars libre et indemne du camp et je me rend à un poste avancé de l'ONU mis en place dans la matinée. Ils accueillent des réfugiés et après des vérifications d'identité et les fouilles règlementaires, les placent sous leur protection.

  

10h00 : Un peu plus tard dans un autre secteur, je vois un Russe courir vers moi en criant quelque chose du genre "Couche toi camarade" ! Par réflexe je mets un genou à terre mais reste perplexe. Un membre de l'OTAN, un britannique, arrive derrière, arme baissée mais refuse d'obtempérer aux sommations de s'arrêter que lui crie le premier Russe, que je reconnais comme étant le Tovarich DM de mon voyage. Un tir retentit alors et le britannique tombe à terre sous mes yeux. Il sera soigné et emporté en tant que prisonnier. Je me promets d'aller le voir par la suite pour m'assurer de son bon traitement.

  

10h05 : Pour l'heure, le devoir m'appelle car des tirs nourris se font entendre sur le plateau : des membres de l'OTAN semblent mettre en place une infrastructure mais sont pris à partie par les Russes aidés par des civils armés de face et par le flanc. Je ne peux pas intervenir et assiste à l'annihilation des forces de l'OTAN et à la prise de ce que j'apprends être un héliport par les Russes. Lors de cet affrontement, un nouveau prisonnier est fait, c'est un medic de l'OTAN que les Russes accusent d'avoir enfreint la Convention de Genève en ouvrant le feu malgré le port d'un brassard de médecin. J'accompagne tout ce monde au camp soviétique et encourage les Russes à remettre une fois de plus leurs prisonniers à l'ONU en gage de bonne foi, ce qu'ils acceptent.


  

  
 



13h00 : Après la libération des prisonniers je suis un peu restée au camp de l'ONU pour me ravitailler et adapter mon équipement mais l'attitude des Russes ce matin m'a intriguée et je prends l'initiative d'y retourner seule cette fois. L'accueil est tout aussi courtois et je discute tranquillement avec un petit groupe de soldats autour du feu.


 

14h00 : Tout à coup, des cris en russe que je ne comprends pas se font entendre. En les voyant abandonner leur repas et saisir leurs armes je devine que des ennemis ont été repérés. Je remonte un peu dans les hauteurs en essayant d'être à couvert mais identifiable. Les tirs commencent, des grenades, des fumigènes... je reste figée derrière mon arbre et photographie la progression des assaillant qui s'avèrent être des forces de l'OTAN. Je vois un peu plus loin un jeune Russe se faire toucher et être emmené prisonnier. Des hommes tombent des deux côtés, j'entends certains hurler "medic" et "sanitar" mais la progression des médecins est difficile tant la densité de combattants est importante. Les OTANS ont presque pris la crête, même le général Russe s'est joint au combat et aidé des derniers survivants ils essaient de tenir le QG.
Les blessés et morts sont trop nombreux, les hostilités sont alors suspendues et une courte trêve est déclarée afin de prendre soin des blessés et rapatrier les corps des moins chanceux.


 

 

16h00 : Gros orage dans les montagnes d'Albejistan, je prends abri dans le PC de l'ONU où je discute avec un groupe d'Allemands. J'apperçois aussi le jeune Russe capturé par l'OTAN. Les casques bleus me disent qu'il a été arrêté pour avoir tiré sur l'un des leurs. J'écoute le jeune homme pour essayer de comprendre son histoire : selon ses dires, il a été torturé par les OTAN lors de son interrogatoire mais étant un simple soldat sans connaissance il a finalement été relâché. En retournant à son camp, il me dit avoir confondu le béret bleu de l'ONU avec un béret vert de certains OTAN et de peur d'être à nouveau capturé, il a ouvert le feu. Conscient de son erreur et cerné, il s'est rendu sans résistance. Son histoire me touche, surtout lorsqu'il me demande de raconter ce qui s'est passé à sa mère au pays... Il est bien traité, nourri et protégé de la pluie, je ne peux rien faire pour lui et il doit de toute façon répondre de ses actes, je le laisse donc en lui promettant de parler à sa mère.


 


18h15 : Après négociations et paiement immédiat, un groupe de contractors accepte d'escorter mes collègues et moi à l'autre bout de la zone maintenant en combat ouvert. Leur chef n'a pas l'air commode, il nous brieffe sur notre attitude lors de ce qui s'annonce être un périple et je pense qu'il vaut mieux ne pas trop jouer avec lui...
En passant le checkpoint de l'ONU, j'aperçois de loin le jeune Russe ainsi que 2 de ses compatriotes en pleine discussion avec le chef des casques bleus. Vont-ils le libérer ? Je ne peux pas m'arrêter pour discuter, déjà les quelques secondes pour prendre une photo m'ont vallu un rappel à l'ordre des mercenaires.
Afin d'éviter le maximum les confrontations armées, le chef de ce groupe de contractors décide de contourner la zone le plus possible : nous traversons des champs de boue, d'excréments de cochons, des marécages où je m'enfonce la jambe partiellement, nous passons par dessus des clôture électriques, évitons des mines antipersonel... Je n'ai pas signé pour ça, je fais part de mon mécontentement au contractors : à 10 000 la tête, ils pourraient mieux nous traiter ! Mais je comprends que c'est inutile et dangereux de négocier quand l'un d'entre eux me regarde dans les yeux en me disant quelque-chose du genre "On a déjà été payé, un accident pourrait vous arriver sur le chemin malgré nos efforts..."
Nous croisons le camp de l'OTAN mais ils ne sont pas hostiles et nous laissent passer sans problème. C'est presque arrivés à destination qu'un incident a lieu : le chef du village voisin interpelle notre groupe, je ne vois rien mais j'entends tout : il demande qu'on lui paie un droit de passage, ils lui répondent oui mais un coup de feu retentit : ils l'ont abattu froidement. Je commence à protester contre cet acte barbare mais c'est peine perdue et je ne souhaite pas finir comme lui... Je témoignerai, c'est déjà ça !
C'est donc après plus de 2h de marche forcé que nous arrivons sains et saufs à destination. Nous nous saluons et chacun part de son côté.

     

EXTRAI DU RAPPORT ONU DU 3 JUIN 2011


A 21h30 heure locale, le camion d'un convoi sous protection de l'ONU dans lequel se trouvait une journaliste de TTV a été attaqué. Les auteurs de cette embuscade ont été neutralisés mais nous déplorons la mort du chauffeur ainsi que de la journaliste blessée lors de l'explosion puis touchée par une balle perdue.
Elle a succombé à ses blessures malgré l'intervention de notre medecin présent.


 


 

L'Albejot Hostel, the 4th of June, 8 PM.

Man, what a day ! I just arrived this morning from the States but a lot happened in one day.

9 AM : Arrival at my hotel, I had a very nice breakfast and I heard that a French journalist was killed last night... it's a dangerous place but this is my job.

I guess I should continue in French, it will be easier for my readers ;)

9h30 : Je me présente au checkpoint de l'ONU où mon identitée est vérifiée. J'essaie d'avoir des renseignements sur l'incident de la veille mais ils ne sont pas très causants les casques bleus. A priori la française qui m'a précédée était quelque peu casse pieds, ils n'aiment pas les journalistes...

10h00 : Je me rends au camp des contractors mais n'ai pas le temps de discuter ou visiter car ils se mettent très vite en route : je les suis. Quelques soldats de l'OTAN sont avec eux, je ne comprends pas ce qui se passe... Tout à coup, des tirs se font entendre sur le plateau au dessus : je me cache derrière des rochers et observe en prenant des photos. Je vois un medic russe désarmé agitant les bras voulant porter secours à l'un des siens mais soudain il s'écroule ! Je me précipite vers lui, il se tient la gorge et prononce des mots incompréhensibles, j'appelle un médecin pour lui mais un contractor arrive et devant mes yeux l'achève de plusieurs coups de couteau en jubilant ! Je reste tétanisée quelques instants puis poursuis ma montée à travers les cadavres russes et des blessés agonisants.

 


Arrivée en haut, s'offre à moi un spectacle déconcertant : 3 corps de soldats onusiens gisent à terre ! Je suis hagarde, mais j'entends les contractors me dire "se sont les russes qui ont fait ça ! les salauds !" Je n'ai rien vu et reste dubitative, ils le sentent bien. Ils appellent un quatrième casque bleu à venir porter secours à ses camarades. Je reste attentive, prends des photos et assiste impuissante à l'exécution pure et simple de ce dernier onusien. Je n'ose pas bouger, les 2 contractors auteurs de ce meurtre s'approchent vers moi menaçants : "tu effaces les dernières photos ou on te tue !" Il me font peur, j'obtempère mais n'efface que les dernières photos, celles du dernier meurtre. Je garde celle du médecin russe achevé et des cadavres des 3 premiers casques bleus. Je prie pour qu'ils ne vérifient pas mon appareil et pour qu'ils honorent notre accord.

    


En fait je m'éclipse vite dans un épais brouillard qui vient d'apparaitre.
J'ai peur, je suis désorientée et j'aperçois un groupe d'hommes armés : on dirait des mercenaires mais ce sont en fait des soldats de l'OTAN. Je ne leur fait pas confiance et m'enfuis à nouveau. Je retrouve le chemin du PC de l'ONU et cours vers eux en criant.
Après avoir été fouillée, je suis prise en charge par des officiers de l'ONU qui prennent mon témoignage et me demandent de rester pour témoigner lors du procès des contractors impliqués. J'accepte évidemment et reste sous protection à leur camp. J'entends certains casques bleus discutant et souhaitant appliquer une justice plus expéditive pour venger leurs camarades. Je ne peux pas les blamer.

   

Pour me remettre de mes émotions et en attendant l'arrivée des inspecteurs de l'ONU et des délégations de tous les camps pour le procès, je me repose et déjeune avec quelques casques bleus. Nous sommes cependant interrompus par des cris venant du checkpoint. Nous nous précipitons, eux avec leurs armes, moi avec mes appareils et tout va très vite, tout est confus : un homme ouvre le feu sur l'ONU, 2 militaires s'écroulent, 2 assaillants sont tués et un troisième est maîtrisé et emprisonné pour être questionné. Il sera relâché quelques heures plus tard, car une nouvelle attaque des casques bleus par les contractors demande leur attention. Tout espoir de négociation et de procès s'envole, je demande donc à quitter le camp après avoir laissé une copie de mes photos à l'officier en charge à sa demande.

 

Je me joins donc à une patrouille de l'ONU qui va prendre position dans les hauteurs, à mi-chemin entre les camps des Russes et des contractors. L'officier finit par m'expliquer qu'ils ont été contactés par des forces spéciales britaniques enrôlées de force dans l'armée russe et souhaitant l'aide de l'ONU pour s'enfuir.
Les Russes lancent une attaque en règle du camp contractor afin de reprendre définitivement le contrôle de l'Albejistan et de ses ressources gazières. Les forces spéciales britaniques se rebellent de l'intérieur, l'ONU intervient... c'est le chaos, je ne comprends plus ce qui se passe, tout le monde tire sur tout le monde, je m'étonne d'être encore vivante lorsque le cessez-le-feu est annoncé.

 


La guerre est en pause, des négociations internationales commencent. À suivre...

Mise à jour le Samedi, 11 Juin 2011 13:33